• Chaque jour 

     

    Prends le temps de penser,
    c'est la source du pouvoir!

    Prends le temps de te distraire,
    c'est le secret d'une perpétuelle jeunesse.

    Prends le temps de lire,
    c'est la fontaine de la sagesse.

    Prends le temps d'aimer et d'être aimé,
    c'est le privilège divin.

    Prends le temps d'être aimable,
    c'est le chemin du bonheur.

    Prends le temps de rire,
    c'est la musique de l'âme.

    Prends le temps de te reposer,
    sans quoi tu ne pourras jouir
    d'aucun autre privilège.

    Auteur inconnu


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  •  

    Désarroi


    De gaieté en gaieté
    J’ai contrefait ma joie

    De tristesse en tristesse
    J’ai camouflé ma peine

    De saison en saison
    J’ai galvaudé le temps

    De raison en raison
    J’ai nié l’évident

    De silence en silence
    J’ai parlé sans rien dire

    De méfiance en méfiance
    J’ai douté sans finir

    De rancoeur en rancoeur
    J’ai brisé l’essentiel

    De pensée en pensée
    J’ai flétri sans appel

    De reproche en reproche
    J’ai pétrifié les jours

    Et puis de proche en proche
    J’ai détruit tout amour…

    De pleurs en espérances
    J’ai conjuré le sort

    De regrets en souffrances
    J’ai torturé mon corps

    Las…

    De nuage en nuage
    J’ai construit ma maison

    Et d’un seul coup d’orage…

    Esther Granek, Je cours après mon ombre, 1981


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  • Bien souvent je revois…

    Bien souvent je revois sous mes paupières closes,
    La nuit, mon vieux Moulins bâti de briques roses,
    Les cours tout embaumés par la fleur du tilleul,
    Ce vieux pont de granit bâti par mon aïeul,
    Nos fontaines, les champs, les bois, les chères tombes,
    Le ciel de mon enfance où volent des colombes,
    Les larges tapis d’herbe où l’on m’a promené
    Tout petit, la maison riante où je suis né
    Et les chemins touffus, creusés comme des gorges,
    Qui mènent si gaiement vers ma belle Font-Georges,
    À qui mes souvenirs les plus doux sont liés.
    Et son sorbier, son haut salon de peupliers,
    Sa source au flot si froid par la mousse embellie
    Où je m’en allais boire avec ma soeur Zélie,
    Je les revois ; je vois les bons vieux vignerons
    Et les abeilles d’or qui volaient sur nos fronts,
    Le verger plein d’oiseaux, de chansons, de murmures,
    Les pêchers de la vigne avec leurs pêches mûres,
    Et j’entends près de nous monter sur le coteau
    Les joyeux aboiements de mon chien Calisto !

    Théodore de Banville, septembre 1841


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